Il y a peu, tu t'es proclamée grande s½ur,
D'un être qui ne connait rien d'autre que les pleurs.
Cette nomination le touche au plus profond du c½ur,
Mais il ne peut comprendre ce choix, cette erreur,
Car rester proche de lui n'apporte que malheur,
Puisqu'il ignore totalement le bonheur.
Tu me protèges et en moi tu as grand foi,
Mais tu ne mérites pas une soeur comme moi.
Tu m'interdis d'épier ce qui se passe en bas,
Tu me dis toujours : "en toi il faut que tu croies",
Car la réponse c'est seulement toi qui l'as :
L'alternative n'est pas de choisir le trépas.
Je ne comprends comment tu peux me supporter,
Car à force l'amitié va finir par céder.
Tous les jours tu ne passes ton temps qu'à m'aider,
Et qu'à encaisser tous mes coups trop répétés.
Par lassitude ce lien ne fait que s'effriter,
Jusqu'au jour où tu voudras me laisser tomber.
D'être toujours là pour l'autre on se l'est promis,
Mais pourras-tu endurer ça toute ta vie ?
Je ne doute pas que tu es une vraie amie,
Que de moi, car tu as une triste maladie,
Malgré moi, tout ce que je touche, je le détruis,
Il ne me reste plus le choix, alors je fuis...
Une s½ur de c½ur avec autant de patience,
Mais aussi énormément de persévérance,
Pour pouvoir résister à toutes mes instances.
Mais méritais-je seulement ton existence,
Car trop de fois, par moi, elle c'est la souffrance
Mais pourtant elle m'a aidé dans mon errance.
Merci à cette personne pour son soutien,
Et également pour tous ces jolis dessins.
Grande s½ur je te dédicace ce poème,
Et je finirai simplement par un "je t'aime"